Devenir homme ou femme (1ère S)

Publié le par svtmarcq.over-blog.com

C'est au cours des premières semaines de la vie embryonnaire que l'embryon, qui au départ est sexuellement indifférencié, acquiert les différents organes qui vont déterminer son sexe.

 

Quels sont ces organes ?

Pour connaître les différents organes, le plus simple est de faire une dissection d'un mammifère qui aura donc, les mêmes organes qu'un homme qou qu'une femme : la souris.

 

Les étapes de la dissection

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Observation du sexe femellesouris1 001

 

On peut voir nettement au centre l'utérus bifide (séparé en deux parties) poursuivi par les trompes et les ovaires qui sont de toute petite taille.

 

Schéma de l'appareil uro-génital de la femme

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Observation du sexe mâle

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On peut voir la vessie qui est très gonflée ainsi que les deux testicules d'ou partent les canaux déférents. Chez la souris mâles, les vésicules séminales sont particulièrement développées. Elles sont situées au dessus de la vessie.

 

Schéma de l'appareil uro-génital mâle

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Comment ces organes se mettent-ils en place ?

Chez un embryon très jeune (moins de six semaines) l'appareil est donc indifférencié. Les gonades ne sont pas encore des testicules ou des ovaires. Il existe deux paires de canaux, les canaux de Wolff et les canaux de Müller qui sont reliés au sinus-urogénital qui donnera en partie, l'utérus ou le pénis.

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Chez un embryon mâle (XY), les canaux de Wolff évoluent vers les canaux déférents alors que les canaux de Müller dégénèrent puis disparaissent.

Chez un embryon femelle (XX), les canaux de Müller évoluent en trompes alors que les canaux de Wolff dégénèrent puis disparaissent.

 

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Comment expliquer cette différenciation ?

Dès 1916, un biologiste, Frank Lilie avait observer un phénomène, baptisé jumeaux free-martin, chez les bovins.

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Lile suppose que le mâle produit des substances véhiculées par la sang et qui vont maculiniser la femelle : des hormones. Ce phénomène est impossible à obsever chez l'homme puisque des faux jumeaux de sexe différents ont des placentas séparés et que des vrais jumeaux sont de même sexe.

Afin de préciser le mécanisme hormonal, Jost en 1947, fait un certain nombre d'expériences sur les embryons de lapin.

 

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La castration d'un embryon de lapin entraîne une évolution de type femelle. L'orientation mâle est donc provoquée par la sécrétion d'hormones fabriquées par le futur testicule.

A cette époque, on ne connaissait qu'une hormone mâle : la testostérone. Jost fait alors l'expérience suivante :

 

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On constate que la testostérone provoque le maintien des canaux de Wolff. En revanche, les canaux de Müller sont toujours présents, ce n'est donc pas la testostérone qui permet leur régression.

Vous pouvez faire un certain nombre d'expériences virtuelles sur le site suivant :

 

http://svtolog.free.fr/article.php3?id_article=127

 

Grâce à un certain nombre d'observations, on a pu déterminer qu'une autre hormone testiculaire permettait la régression des canaux de Müller, l'hormone anti-müllerienne ou AMH.

 

La détermination génétique du sexe

Dans une première approche, on a estimé que la présence d'un chromosome Y déterminait le sexe mâle. Comparons les chromosomes X et Y :


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On constate que les deux chromosomes ont des parties communes aux deux extrémités. Durant certaines phases de la vie cellulaire, il peut y avoir échange des parties communes entre ces deux chromosomes qui ne sont pourtant pas homologues. On appelle ce phénomène, la translocation.

Or, chez le chromosome Y, juste sous la partie commune, il existe un gène appelé SRY (Sex determining Region of chromosome Y).

 

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Lors d'une translocation, ce gène SRY peut donc être entraîné dans l'échange avec la partie commune. On obtient alors des résultats tout à fait surprenant.

 

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On peut donc tirer de ces observations que ce n'est pas la présence du chromosome Y qui implique la masculinité, mais la présence du gène SRY.

On a fait des expériences de trangenèse chez la souris pour confirmer cette hypothèse.

 

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Si on s'intéresse à l'espèce humaine, on peut facilement repérer le gène SRY en procédant à une éléctrophorèse. On constate que le gène SRY est bien présente chez un homme XX et absent chez une femme XY.

 

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La gène SRY permet la fabrication de la protéine TDF (Testesti Determining Factor). C'est la protéine TDF qui entraine la masculinisation des testicules et donc la sécrétion de testostérone et d'AMH.

On peut donc résumer les étapes de la féminisation ou de la masculinisation sur les deux schémas suivants :

 

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Entre cette masculination et la puberté, le taux d'hormone chez le mâle va resté relativement bas. Les organes génitaux sont en place (caractères sexuels primaires).

A partir de 12 ans environ, le phénomène de puberté apparaît. Les caractéristiques visibles de cette puberté sont indiquées sur le schéma suivant :

 

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Tout au long de la puberté, les organes génitaux se développent.

 

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En même temps la sécretion des hormones des deux sexes se met en place et, chez la fille, les règles débutent.

 

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