Mercredi 16 février 3 16 /02 /Fév 09:43

Durant les 6 premières semaines de développement embryonnaire, l'embryon présente une appareil non sexuellement différencié. Les éléments importants sont :

les canaux de Müller

les canaux de Wolff

— le sinus uro-génital qui réunit les deux fonctions.

APP-GENindif

A partir de la 6ème semaine, environ, l'évolution est différente selon le sexe.

Chez le mâle :

On observe une régression des canaux de Müller et un maintient des canaux de Wolff qui deviennent des canaux déférents ou spermiductes. Le sinus uro-génitla donne le pénis et le canal éjaculateur.

Chez la femelle :

Les canaux de Wolff régressent et les canaux de Müller se maintiennent. Ils évoluent en trompes ou oviductes. Les sinus uro-génital devient l'ensemble vagin + utérus.

differenciation-2

Pendant la différenciation de l'appareil génital, les gonades se différencient aussi. Il apparaît dans les deux sexes des cordons qui évoluent en tubes séminifères chez le mâle mais qui régressent ensuite chez la femelle pour aboutir à la mise en place des premiers follicules.

gonades1

 

Quelle est l'origine de cette différenciation ?

En 1916, l'américain Frank Rattray Lillie (1870-1947) étudie un phénomène particulier au bovin, les jumeaux free-martin.

4x6_FrankBaldwinJewett.jpg

 

free-1.png

free-2.png

 

La masculination de la génisse ne peut s'expliquer que par la sécretion d'une hormone masculinisante produite par le mâle. Cette substance serait véhiculée par le sang. On ne peut pas observer cette évolution chez les jumeaux humains, car les faux-jumeaux ont des placentas totalement séparés et les vrais jumeaux sont obligatoirement de même sexe.

C'est en 1947 que Alfred Jost (1916-1991) a pu mettre en évidence la présence d'hormones lors de la différenciation mâle.

Jost travaillait sur des embryons de lapin de moins de 19 jours.

CastrGref.gif

On constate qu'en l'absence de gonades, l'évolution de l'appareil est féminine. L'ajout d'œstrogène (hormone féminisante) ne change rien. Cela signifie que l'évolution naturel de l'appareil génital est plutôt de type féminin.

On constate que la greffe d'un testicule entraîne deux conséquences :

— la régression du canal de Müller

— le maintient du canal de Wolff.

En 1947, on ne connaissait que la testostérone comme hormone mâle. Jost remplace alors le testicule greffé par de la testostérone cristallisée. Il observe bien le maintient du canal de Wolff, mais pas la régression du canal de Müller. Cela signifie qu'une autre hormone intervient. On l'appellera AMH, hormone anti-müllerienne.

On peut donc affirmer que la masculination du tractus génital est sous la commande de deux hormones testiculaires :

— la testostérone, secrétée par les cellules de Leydig, qui permet le maintient des canaux de Wolf,

— l'AMH (hormone anti-müllerienne), secrétée par les cellules de Sertoli, qui peremt la régression des canaux de Müller.

 

Quelle est l'origine de la sécrétion de ces hormones ?

Depuis 1959, on sait que c'est la présence du chromosome Y qui induit la maculinité du sujet chez les mammifères.

Pourtant, on a découvert des anomalies. En effet, dans de rares cas, on observe des hommes XX et des femmes XY. Ce phénomène est plus courant chez certaines espéces comme le porc.

Si on compare les chromosomes X et Y, on constate que certaines régions de ces deux chromosomes sont communes.

schema-xy.jpg

 

Cela signifie qu'il peut y avoir échange de morceux de chromatides entre les deux chromosomes. On parle de translocation.

On peut constater que très proche d'une partie commune, il existe un gène appelé SRY (sex determining region of chromosome X).

dessiny

 

Lors d'une translocation, le gène SRY peut être aussi transféré d'un chromosome Y sur un chromosome X.

1crossing

 

Après fécondation avec un sujet normal qui apporte un chromosome X, on obtient les résultats suivants :

1fecond

 

La démonstration du rôle du gène SRY a été faite par Koopman et al. en 1991 sur des souris transgéniques pour ce gène.

Voici les résultats de l'expérience :

SVT100527_01C_i003.gif

On constate donc bien qu'avec la seule présence du gène SRY, la souris XX est de phénotype mâle.

Des analyses sur l'espèce humaine ont donné les mêmes résultats :

sonde.jpg

Le gène SRY code pour une protéine appelée TDF (testis determining factor). On peut schématiser l'effet de cette protéine de la façon suivante :

DeChrSex

 

Remarques (non exigible au bac)

La protéine TDF n'agit pas directement sur les gonades mais par l'intermédiaire d'une cascade de gènes dont on peut faire un schéma simplifié :

SRY

On a découvert récemment un gène qui orienterait la différenciation dans le sens féminin. Il agirait en bloquant le gène SOX9.

 

On peut synthétiser les différentes étapes de la différenciation selon le schéma suivant :

gene_sry.gif

 

Après cette forte activité hormonale, la sécrétion des hormones diminue et reste à un taux très bas jusqu'à la puberté.

 

La puberté

La puberté marque le début de la capacité de procréation. Elle se situe à un âge varié, selon les individus et selon les latitudes. Elle se manifeste par des modification profondes de la physiologie.

la_puberte.jpg

 

Ces caractères sexuels secondaires sont sous la dépendance directe des hormones sexuelles :

— testostérone chez l'homme

— œstrogènes chez la femme

HormPub.gif

 


Par svtmarcq.over-blog.com
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