Génome et cancérisation (1ère S)

Publié le par svtmarcq.over-blog.com

Qu'est-ce qu'un cancer ?

 

Les cancers sont la première cause de décès en France. Tous les cancers sont caractérisés par une multiplication non régulée des cellules.

 

1) alvéole pulmonaire saine

2) alvéole pulmonaire présentant une tumeur

 

tumeurs.png

 

Cancer et mutations

 

Depuis quelques années, les scientifiques estiment que 50% des cancers humains trouvent leur origine dans des mutations intervenants au niveau du génôme. Ils ont notamment travaillé sur le gène p53.

Eune expérience est tentée sur des souris. Chez des souris normales , on introduit une copie supplémentaire du gène p53. On les appelle des souris super-p53. On soumet ensuite deus populations de souris, une normale et l'autre de supers-p53, à un agent cancérigène (radiations, substance comme le benzène par exemple). On observe la réaction de l'organisme et on obtient les courbes suivantes :

 

p53.png

 

On constate que les souris super-p53 résiste beaucoup mieux que les souris normales à une exposition à un agent cancérigène. Le gène p53 est donc un "protecteur" contre le cancers.

 

Le rôle des agents cancérigènes


Parmi les agents cancérigènes, un des plus importants est l'amiante, minéral qui a été longtemps utilisé dans le bâtiment comme protecteur contre les incendies.

 

Graphe montrant l'évolution du nombre de maladies professionnelles due à l'amiante

 

amiante-copie-1

 

Ce graphe nous permet de constater qu'un agent cancérigène peut agir sur un temps très long, puisque 15 ans après l'arrêt de l'utilisation de l'amiante, il y a toujours apprition de nouveaux cancers liés à ce produit.

Lorsque l'organisme est soumis à plusieurs agents cancérigène, le risque de cancer augmente considérablement, beaucoup plus qu'une simple addition de facteurs. On parle d'un effet de synérgie.

Le tableau suivant étudie l'effet combiné de l'amiante et du tabac sur le développement des cancers du poumon.

 

relation-amiante-fumeur.png

 

VIrus et cancers

 

Dans les années 50, un médecin, Burkitt, a travaillé sur une forme rare de cancer, appelé depuis le lymphome de Burkitt. Ce cancer est endémique à l'Afrique équatoriale.

 

Planisphère de la répartition du lymphome de Burkitt

 

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On a démontré que l'apparition de ce cancer est due à l'infection du sujet par un virus, le virus d'Epstein-Barr (VEB). Comme la multiplication des cellules d'un organisme est régulée par le génôme, cela signifie que ce virus altère le fonctionnement du génôme de la cellule. Deux problèmes se posaient alors (et se posent toujours, en grande partie) :

— 1) Comment expliquer la répartition mondiale du lymphome de Burkitt ?

— 2) Comment le VEB intervient-il au niveau du génôme des cellules de l'organisme ?

1) Le VEB est un virus à répartition mondiale, mais il ne provoque de cancers qu'en Afrique équatoriale. C'est aussi la zone d'implantation maximale du paludisme. C'est une zone à forte température et forte humidité. On peut supposer que pour que le lymphome de Burkitt se développe, l'infection par le VEB est nécessaire mais pas suffisante, et que d'autres conditions environnementales sont obligatoires. Les cancers sont donc des maladies multifactorielles.

2) Le mécanisme d'action du VEB est actuellement peu connu. On a simplement constaté que la présence du VEB dans le génôme entrainait l'apparition de translocations. Une translocation est l'échange de morceaux de chromatides entre chromosomes différents (non-homologues).

 

Translocation.gif

 

L'image ci-dessus montre une translocation réciproque (il y a échange de matériel génétique). Dans le cas de l'infection par le VEB, les translocations ne sont pas toujours réciproques.

 

Caryotype partiel d'un sujet atteint du lymphome de Burkitt.

(Les flèches indiquent les échanges de matériel génétique)

 

transloc-copie-1.png

 

Prévention et dépistage des cancers

 

Un des cancers les plus observés est le cancer du sein. Il est le cancer le plus fréquent chez la femme. On peut constater que c'est à partir d'un âge de 40 ans environ, que le risque commence à augmenter fortement.

 

nombre-de-cancer-du-sein.png

 

Un certain nombre d'opérations de sensibilisation (spots télé, afffiches) poussent les femmes à aller se faire dépister par mammographie tous les deux ans. Ce dépistage est organisé par les pouvoirs publics en France. On est actuellement à un taux de dépistage de 55% de la population féminine en France.

 

tx-de-participation.png

 

On constate que depuis la mise en place de statistiques, le nombre de cancers du sein détecté augmente d'année en année. Cela ne veut pas dire qu'il y a de plus de cancers du sein, mais simplement que la détection est devenue meilleure et notamment plus précoce. Cette précocité permet un traitement bien plus efficace donc une baisse de la mortalité par cancer.

 

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